Khoutba du 22 février 2008

Khotba du 22/02/08 ~ Importance du travail selon l’Islam et

subvenir aux besoins du musulman

L’Islam sanctifie le travail et réprouve l’oisiveté. Il encourage toute activité intellectuelle ou manuelle. Il incite à la recherche des moyens de subsistance par les voies licites et légitimes. Le vrai musulman est celui qui lutte et qui affronte les difficultés de la vie pour se nourrir et nourrir sa famille. Le Prophète a dit : « vous êtes tous des bergers et tout berger est responsable de son troupeau ».

Le musulman authentique est celui qui contribue au progrès, au développement de la société islamique soit au moyen de son travail manuel ou intellectuel, soit par son activité professionnelle, artisanale ou commerciale.

Le travail est un acte d’adoration. Toute activité, tout travail que le croyant exerce est considéré comme un acte de culte, d’adoration du fait qu’il ne triche pas et qu’il cherche toujours à gagner un salaire ou un bénéfice de manière licite. Lorsque le musulman invente un appareil ou un produit ou lorsqu’il élève une construction avec l’intention de rendre service à lui-même ou aux autres, tout en reconnaissant que Dieu lui a donné la santé et les moyens de réaliser son ouvrage, son travail ou son invention, cette conviction et cette reconnaissance transforment son activité en acte d’adoration et il en aura la récompense. Si le musulman a les capacités physiques de travailler, il ne faut pas qu’il soit une charge pour les autres ou qu’il tende sa main aux gens. Son devoir lui impose d’être utile à sa famille et à la société humaine.

L’Islam va plus loin encore en considérant comme un combattant dans la voie de Dieu celui qui travaille pour satisfaire ses besoins et les besoins de sa famille.

Un homme affairé passa un jour devant le Prophète, certains ont dit que ce serait mieux pour lui s’il peinait dans la voie de Dieu. Le Prophète leur répondit : « S’il bossait pour nourrir ses enfants en bas âge, ou pour nourrir ses ascendants âgés, ou pour se prémunir contre le besoin, il est dans la voie de Dieu, s’il est sorti pour se montrer ou se vanter, il est alors dans la voie de Satan ». Chaque fois que le Prophète trouva quelqu’un en train de mendier alors qu’il est capable de travailler, il le déconseillait de mendier pour préserver son honneur et sa dignité et l’aidait à trouver une occupation. C’est ainsi que l’Islam apprécie le travail et les travailleurs. Il considère le produit de la main comme le meilleur acquis et le plus licite.

La meilleure nourriture, disait le Prophète, est celle que l’on acquiert au moyen du travail de sa main. Le prophète David vivait du produit de sa main.

Le devoir du travail vient juste après le devoir de la prière ; Dieu nous exhorte à rechercher ou à regagner le travail une fois la prière accomplie : « Lorsque la prière est achevée, dispersez-vous sur terre, recherchez la grâce d’Allah ; invoquez souvent le nom d’Allah. Afin que vous réussissiez » 63.10 Le musulman est responsable de l’entretien de son épouse, de ses enfants et de ses parents et s’il n’assume pas convenablement cette responsabilité, Dieu lui demandera des comptes et le punira en cas de carence ou de manquement à ces obligations.

« Il suffit à l’homme comme péché, celui d’abandonner ceux dont il a la charge » (hadith) « Celui qui cherche ce qui est licite pour éviter la mendicité, nourrir sa famille et étendre sa générosité à son voisin, rencontrera Dieu avec un visage comme la pleine lune » (hadith)

Il n’est pas permis en religion de rester désœuvré, oisif et se contenter de dire : « Mon Seigneur, donne-moi » alors qu’il sait pertinemment que l’or et l’argent ne tombent pas du ciel. Il n’est pas permis non plus en religion de demander l’aumône aux gens et de mendier alors qu’on est capable de travailler. Le Prophète a dit : « Chaque fois qu’un serviteur ouvre une porte de mendicité, Dieu lui ouvre une porte de pauvreté… »

Un jour, quelqu’un demanda au Prophète de l’argent en aumône, alors qu’il était physiquement bien portant, le Prophète l’interrogea s’il avait quelque chose à la maison ? L’homme répondit : juste une couverture et un récipient pour boire de l’eau ! Le Prophète demanda de les lui apporter. Qui achèterait ces objets, dit le Prophète à son entourage ? Quelqu’un proposa un dirham, un autre offre deux dirhams ; le Prophète remet l’argent au bonhomme et lui dit : avec un dirham tu achètes à manger pour ta famille et avec le dirham qui reste, tu achèteras une pioche et tu me l’apporteras ; une fois revenu avec la pioche, le Prophète y place un manche et lui dit d’aller couper du bois pour le vendre et de revenir le voir dans deux semaines. Ayant gagné dix dirhams, il se rendit au Prophète au bout de quinze jours. Celui-ci lui dit : « Cela est beaucoup mieux que la mendicité qui va être une marque sur ton visage le jour de la résurrection ».

La mendicité, selon le Prophète, n’est autorisée que dans trois cas : 1° Une pauvreté extrême 2° Quand on est accablé de dettes 3° Quand on est redevable d’une lourde indemnisation de victime d’homicide

L’Islam considère le mendiant s’il est sain de corps et d’esprit comme un être inférieur sans personnalité et sans dignité. Le Prophète a dit : « La main haute est mieux que la main basse ; la main haute est celle qui donne, la main basse est celle qui reçoit. »

Source~ http://membres.lycos.fr/forumbismillah/SPIP/article.php3?id_article=87

2ième partie du sermon

Subvenir aux besoins du musulman

La plainte du pauvre est une épreuve pour le riche, l’incapacité du faible est une épreuve pour celui qui est fort, et la douleur du malade est une tentation pour celui qui est en bonne santé ; à cause de cette règle universelle, la Sounnah est venue pour inciter les gens à s’entraider, à subvenir aux besoins des pauvres et des faibles, à les aider à dissiper leurs afflictions et à faire de bonnes intercessions en leur faveur pour que l’amour, l’entente et la fraternité règnent toujours entre eux.

(Quiconque aide un croyant à dissiper une affliction dans ce monde, Allah dissipera pour lui une affliction parmi les afflictions du jour du jugement)

rapporté par Mouslim, et dans une autre version de Mouslim :

(Quiconque veut qu’Allah le sauve des afflictions du jour du jugement, devra retarder le paiement de la dette de celui qui est dans les difficultés ou il devra lui pardonner cette dette)

Lorsque nous aidons les gens, Allah met la bénédiction dans notre temps et notre travail, et il nous facilite les situations difficiles ; le prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Quiconque facilite à une personne qui se trouve dans les difficultés, Allah lui facilitera dans ce monde et dans l’autre).

La fonction des gens intelligents de l’Islam et des savants de la communauté est d’aider les gens ; Ibn Al-Quayim (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Cheïkh Al-Islam faisait beaucoup d’effort pour aider les gens ». La religion est venue avec la science et les actions, ainsi que l’adoration et le bon comportement avec les gens ; en faisant le bien, nous finissons bien notre vie et nous évitons la mauvaise fin, le prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) a dit :

(Faire le bien est une protection contre la mauvaise fin, les dommages et les destructions ; et ceux qui accomplissent le bien dans ce monde seront avec ceux qui accomplissent le bien le jour du jugement).

Qui aidera les faibles, les veuves et les orphelins après Allah ? ; tes affaires peuvent réussir grâce à une demande adressée à Allah et acceptée qu’ils ont faite pour toi. Ce monde est rempli de difficultés, la vie est une épreuve ; celui qui est fort peut devenir faible, le riche peut faire faillite, le vivant meurt, et celui qui est heureux est celui qui a profité de sa fonction élevée pour la religion et pour aider les gens ;

Ibn Abbass (qu’Allah soit satisfait de lui) a dit : « Quiconque se déplace pour aider son frère (en Islam), aura à chaque pas qu’il fera la récompense d’une aumône (une bonne action) ».

Ibn Abbass (qu’Allah soit satisfait de lui) a dit : -« Il y a trois genres de personnes qui sont mieux que moi : un homme qui m’a salué le premier, un homme qui s’est déplacé pour que je m’assoie dans une assemblée, et un homme dont les pieds sont devenus poussiéreux en venant vers moi pour me saluer ; et le quatrième aucune personne ne peut le récompenser pour moi sauf Allah » On lui dit : -« Qui ? » Il répondit : -«Un homme qui fut dans les difficultés, qui passa la nuit à réfléchir à propos de quelqu’un qui pourrait l’aider ; puis, il pensa que je pourrais l’aider ; donc, il vint me demander de l’aide ». Celui qui demande de l’aide ou une intercession ne doit le demander qu’à une personne qui en a la capacité ; il ne doit pas demander de l’aide lorsqu’il n’en a pas besoin, ni lorsqu’il ne le mérite pas car celui qui demande ce qu’il ne mérite pas, sa demande doit être rejetée.

Il doit demander en utilisant de bonnes paroles, avec politesse, et il ne doit pas blâmer celui qui refuse d’intercéder pour lui, même si cette personne possède une fonction élevée, car une femme refusa l’intercession de la meilleure des créatures (qu’Allah prie sur lui et le salue) lorsqu’il lui dit Que penses-tu si tu retournais avec ton mari car il est le père de ton fils ?) Elle dit : -« O Messager d’Allah ! Est-ce un ordre ? ». Il dit : (Non, je ne fais qu’intercéder pour lui). Elle dit : -« Alors, je n’ai pas besoin de lui » rapporté par Al-Boukhari et Mouslim. Ensuite, lorsque l’affaire de la personne se réalise, elle doit remercier l’intercesseur et celui chez qui l’intercession s’est réalisée ; le prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) a dit : (Celui qui ne remercie pas les gens, ne remercie pas Allah) rapporté par Ahmed. Et il a dit (qu’Allah prie sur lui et le salue) : (Quiconque vous fait un bien, récompensez-le ; si vous ne pouvez pas le récompenser, adressez des demandes à Allah en sa faveur jusqu’à ce que vous pensiez l’avoir récompensé ainsi) rapporté par An-Nassa’i. Et si vous ne possédez rien pour le récompenser, alors remerciez-le.

(Donc, craignez Allah, aidez vos frères, conseillez-vous mutuellement la vérité et la justice, et entraidez-vous pour accomplir le bien et pour acquérir la piété, car il ne restera rien à l’homme sauf ses actions.

Source ~ http://www.islamie.com/khotba-en-francais-t20578.html

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